Le Chaudron a attendu, Boakye l’a libéré
Il aura fallu patienter jusqu’à la dernière minute. Quatre-vingt-dix longues minutes durant lesquelles les supporters stéphanois ont poussé, encouragé et parfois douté. Mais au bout du suspense, l’AS Saint-Étienne a fini par faire craquer Nantes grâce à un coup de tête salvateur d’Augustine Boakye (1-0).
Dans un Geoffroy-Guichard une nouvelle fois à la hauteur de sa réputation, les Verts ont pris le contrôle du jeu dès les premiers instants. Dominateurs dans la possession, les hommes d’Ian Cathro ont toutefois trouvé face à eux une formation nantaise disciplinée, bien regroupée, qui n’a laissé que peu d’espaces.
La première période a ainsi offert peu d’occasions franches. Si Saint-Étienne a tenté de mettre du rythme pour faire sauter le verrou nantais, les Canaris ont également montré qu’ils avaient des arguments, notamment en transition. Les deux équipes regagnaient finalement les vestiaires sur un score nul et vierge.
Au retour des vestiaires, le scénario restait le même. Les Stéphanois poussaient, Nantes résistait. Les minutes défilaient et le public du Chaudron voyait peu à peu se rapprocher l’hypothèse d’un partage des points. Pourtant, les Verts continuaient d’attaquer, convaincus qu’une ouverture finirait par se présenter.
Et elle est arrivée au meilleur moment.
À la 90e minute, sur une ultime offensive, Mahmoud Jaber déposait un centre précis dans la surface. Augustine Boakye surgissait alors pour placer une tête imparable qui faisait exploser Geoffroy-Guichard. En quelques secondes, la tension accumulée pendant toute la soirée laissait place à une immense clameur.
Cette victoire, obtenue à l’arraché face à une belle équipe nantaise, en dit long sur la force de caractère affichée par les Stéphanois. Même lorsque le match semblait leur échapper, les Verts ont continué à croire en leurs chances.
Et samedi soir, leur persévérance a trouvé sa récompense. Une tête de Boakye, trois points de plus au compteur et un Chaudron qui a vécu l’un de ces moments dont il a le secret.